De toutes les couleurs

Je viens de rendre mon travail 5 dans le cadre de ma formation Nicéphore. Nous avons mis le cap vers la couleur et ce n’est pas pour me déplaire.

L’objet de ce travail consiste à comprendre comment saisir la couleur et comprendre à quels moments elle est saturée et à quels moments elle ne l’est pas.

La mission ? Produire une série de 12 clichés autour des teintes qui composent la lumière blanche : vert – jaune – bleu – orange – violet – rouge en mode saturé et non saturé.

Pour cela il faut prendre des gros plans et tirer parti des textures et de la lumière pour sublimer le rendu de la couleur. Un pré-requis : une seule couleur par photo.

L’inspiration

Pour chaque devoir, les élèves sont encouragés à travailler en série autour d’un thème. Sur la page Facebook du groupe, les consignes sont unanimes : on n’attend pas juste un travail sur la couleur. Il faut construire une série et explorer les formes et les lignes pour sublimer la couleur. Il faut aller au delà de la simple chasse à la couleur.

Au tout départ, j’étais partie pour faire une série sur l’architecture mais le temps et les courtes journées m’ont un peu découragée. J’ai opté pour un travail que je pourrais mener à la maison à mon rythme. Il faut aussi dire que je suis assez fatiguée en ce moment et je n’ai pas trop envie de mettre les pieds dehors.

J’ai cherché des idées et au fil de mes recherches, je suis tombée sur les photos de Sara Morris. J’ai adoré son travail en général et particulièrement sa série sur les bonbons. Vous pouvez admirer son travail ici.Une fois l’idée trouvée, je suis partie chercher différents bonbons dans une jolie petite bonbonnerie à Enghien et j’ai choisi différentes formes et couleurs pour construire ma série. Puis j’ai commencé mon travail.

Les filtres close-up

Très vite, j’ai été confrontée à un petit souci technique… les bonbons étaient trop petits pour obtenir des gros plans dignes de ce nom… J’ai pu recadrer certains de mes sujets sur une petite surface, mais pour d’autres la perte de qualité était trop flagrante. Je ne dispose pas d’objectif macro et je ne compte pas en acquérir car ce n’est pas une discipline que je souhaite explorer. Mes objectifs ne me permettaient pas de me rapprocher assez prêt de mes sujets. J’obtenais soit un auto-focus qui patine, soit du flou de mise au point.

Il m’a alors fallu trouver des solutions astucieuses : arrière plan en papier de même couleur, des cadrages qui limitent la perte de surface… et les filtres close-up. Cette dernière idée m’a été soufflée par Cathy avec qui je bosse mes devoirs. J’ai du coup commandé un kit de 3 filtres chez Hoya : +1 , +2, +4 pour environ 40 euros. Je les ai choisis en fonction du plus grand diamètre de mon objectif (58mm) et je me suis servie d’une bague d’adaptation pour les fixer sur mes focales plus petites (52mm).

Alors oui, effectivement, ca dépanne bien et constitue une bonne alternative à l’objectif macro. Les filtres close-up ou bonnettes sont des add-ons que l’on fixe au bout de l’objectif. Ces petites loupes permettent un grossissement du sujet en se rapprochant au plus près de lui. Il y a plusieurs facteurs de grossissement selon les chiffres indiqués sur les filtres. Je ne vais pas rentrer dans le détail de leur fonctionnement mais je vous invite à consulter ce lien qui vous explique en détail comment cela fonctionne.

En théorie, on peut cumuler les filtres pour additionner les facteurs de grossissement. Dans la pratique, je trouve que l’on perd beaucoup en qualité d’image. Je me suis tenue à un seul filtre. J’ai remarqué que je perdais plus en qualité d’image avec mon télé-objectif. Pour les photos du travail 5 , les filtres close-up ont été montés sur ma focale fixe de 40mm exclusivement. Le diaphragme n’était jamais ouvert au maximum.


Vue proxémique maximale avec téléobjectif 50-250 mm – focale 50 mm


Même téléobjectif . Filtre close-up + 2 . Focale 50 mm

Le même téléobjectif – Focale 50mm – Filtre close-up +4. Perte de qualité et flou dans l’image. Je n’ai pas reussi à obtenir la netteté voulue dans la map.

Les photos

J’ai construit ma série en suivant les instructions : une couleur saturée, une couleur non saturée. J’ai pris mon temps pour réaliser mes 12 clichés car j’ai fait plusieurs essais de lumière et de cadrage : plein soleil – en extérieur à l’ombre – en intérieur lumière naturelle avec trépied – lumière artificielle

Quelques essais non sélectionnés pour mon travail


Le vert, le jaune, les matières translucides semblent bien fonctionner sur plan noir. Les fraises tagada, opaques et rouges à l’origine semblent perdre leur niveau de saturation. Il y a une infinité de possibilités pour moduler la couleur selon la lumière, les matières et les cadrages.

J’ai voulu jouer avec les effets de transparence ou opaques offerts par les bonbons. J’ai testé des situations avec des fonds blancs, noirs, de couleurs. Bref, j’ai cherché à exploiter la couleur sous toutes ses formes. J’ai proposé des mises en scène variées sans vouloir forcément rendre mes bonbons appétissants. Certaines couleurs en ont fait des douceurs hautement chimiques ; je pense à la couleur verte…

Voici ma sélection pour le rendu du travail :


Crocodiles bleus : prise avec un filtre close-up +4 – en extérieur avec lumière du soleil en latéral. Boule coco : prise en intérieur avec trépied. Bonbons spirale : prise en extérieur avec lumière du soleil de face pour un effet de transparence. Dragées : prise en extérieur avec filtre close-up+4

Lassos pomme verte : prise en intérieur, lumière artificielle, arrière-plan papier vert. Chamallow : prise de vue en extérieur dans un porte-document rose transparent – Lumière du soleil de face. Fraises tagada : prise de vue trépied lumière artificielle sur papier rouge. Berlingots vert : prise de vue en intérieur avec lumière artificielle par le bas et très rapprochée et légère surexpo



Langues citriques : prise en vue en extérieur, lumière du soleil latérale et arrière-plan papier jaune. Soucoupes : effet mauve obtenu en photographiant des bonbons roses avec une BB réglèe sur Tungstene. Prise de vue en extérieur à l’ombre. Boules violettes : prise de vue sur un papier noir – lumière artificielle indirecte pour les effets clair-obscurs. Bananes : prise de vue en extérieur. Filtre close-up+4. Effet de lumière obtenu grace aux reflets sur le sachet de bonbons. Lumière de face.

Bilan

Un travail sympa à mener et pas aussi facile qu’il n’y paraît. Le travail autour de la texture et la gestion du gros plan m’ont donné un peu de fil à retordre. Je suis contente de cet exercice car il m’a permis de mieux cerner le rendu des couleurs en fonction de ma position par rapport à la lumière. Cela m’a permis d’affiner mes réglages pour obtenir une couleur plus ou moins saturée.Avant de clore ce billet, je partage quelques variantes en format 3:2.

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